Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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Le 14 février 2015.
Nous avons organisé notre première journée de réunion afin de présenter à toutes celles et à tous ceux qui nous ont accompagnés depuis juin 2014, soit par leur soutien financier, soit par leur participation aux événements et souvent les deux, notre bilan de l’année 2014 et nos projets pour 2015, voire pour l’avenir tout simplement.
Vous trouverez sur notre site le document qui présente ce bilan humain des actions menées cet été et cet automne. Vous y trouverez également nos projets. Mais nous ferons une annonce particulière par mail sur les dates de chaque événement et nous l’inscrirons également sur notre site pour ceux qui n’auraient pas laissé d’adresse mail.
D’ores et déjà nous pouvons vous annoncer que :
-  le 22 mars 2015 à 11h, nous déposerons en compagnie de la CNT, et de l’association Les Pas Sages une stèle sur la sépulture de Manuel Lozano, au cimetière de Pantin. Dont Marie écrit : Manuel Pinto Queiroz-Ruiz, plus connu sous le nom de Manuel Lozano, 14/04/1916 (Jerez de la Frontera) - 23/02/2000 (Paris 19e). Militant anarchiste anti militariste, ce poète, amoureux des arts et des lettres, délaissa pour un temps crayons et pinceaux, pour combattre le fascisme. Épris de liberté, il poursuivit la lutte commencée en Espagne en s’engageant dans les forces françaises libres (FFL) pour libérer la France. Combattant de la Nueve (2e DB), son combat pris fin à Berchtesgaden et non à Madrid comme il l’avait rêvé ! Fidèle à son idéologie, il reprit le combat, avec ses premières armes, celles des mots. « Tant qu’il y aura / des enfants sans école / leurs parents au chômage / habitant en baraques / et cabanes, ce sera la misère !… Tombe de Manuel que nous avons réussi à sortir de l’oubli en intervenant auprès de la Mairie de Paris pour qu’elle l’entretienne au titre de son engagement dans la Nueve.

-  Le 5 mai 2015, Nous organiserons une commémoration pour célébrer le 70e anniversaire de la libération du camp de Mauthausen. Elle aura lieu à partir de 15h30 devant l’entrée principale du cimetière où nous nous regrouperons pour monter jusqu’au monument érigé par la FEDIP « Federación española de Deportados e Internados políticos » en 1969 à la mémoire de tous les antifascistes espagnols morts pour la liberté. Ce monument repose sur une pierre arrachée à la terrible carrière du camp de Mauthausen. Nous avons choisi ce cimetière du Père Lachaise non seulement parce qu’il abrite ce monument mais surtout parce qu’il est le carrefour où se croisent toutes les révolutions populaires du monde, toutes les expériences nouvelles qui donnent encore l’espoir en un monde nouveau fraternel, digne et solidaire.


-  Et bien sût il y aura d’autres événements, interventions dans les établissements scolaires, MJC, représentation ou lecture de la mise en espace des témoignages des hommes de la Nueve, des colloques, des actions communes avec d’autres associations, création d’une centre de documentation, pourquoi pas ?
Mais aujourd’hui il semble important de vous faire partager l’ambiance de cette journée d’information et d’échanges que fut le 14 février au cinéma La Clef. Tout d’abord, nous remercions très vivement pour sa disponibilité, sa patience et sa bonne humeur Jean-Pierre Rocabert qui non seulement a mis ses locaux à notre disposition mais s’est mis en quatre pour que notre installation soit une vraie réussite. N’oublions pas non plus sa sympathique et accueillante équipe.
Ainsi la salle d’accueil et d’exposition a été agrémentée de tableaux originaux de notre ami Juan Chica-Ventura, artiste peintre qui nous a transmis au travers de ses œuvres la force et la grande volonté des hommes de la Nueve.
Des bouquins, des CD de notre poète et compositeur Serge Utgé-Royo, des DVD parsemaient immanquablement le parcours de quelques panneaux d’une exposition sur les antifascistes espagnols. C’est ce côté amour de la culture, du verbe et du dessin qui a tant caractérisé la révolution sociale du peuple espagnol qui s’épanchait là sur ces tables, dans cette salle, jusque dans les conversations des uns et des autres.
Nous avons tenu une réunion de bilan et exposition de projets, puis débats dans la plus grande salle de cinéma, que nous avons pu décorer à loisir de notre banderole et d’autres atouts. Grâce à tous les participants, nous avons eu des échanges riches en suggestion pour faire vivre nos initiatives en faveur de la mémoire des antifascistes espagnols exilés, nous avons également entendu et enregistré les critiques faites que nous tenterons de corriger, tout cela dans la bonne humeur et la détente.
L’ensemble des présents se trouvant unanimes pour approuver nos projets 2015, nous nous sommes engagés, sous réserve d’améliorer notre communication entre toutes et tous, à ce que nos actions soient dirigées vers la jeunesse et lient le passé de ces expériences exceptionnelles de résistance à l’actualité en ouvrant des chemins de réflexion et de partage.

Puis ce fut un moment inoubliable d’une très grande tenue artistique : un trio Flamenco, chant guitare danse, avec Paco Muñoz au chant, Cristobal Corbel à la guitare et Diana Regano au pas de danse, aérienne et joyeuse. Nous étions transportés dans une dimension de beauté, de suavité, l’Espagne andalouse et non moins indomptable était là sous ses talonnades rebelles, au son cristallin d’une guitare qui volait dans les airs à la recherche de la voix grave de Paco.
Quel regret que la magie dut cesser pour laisser place à nos estomacs affamés, il était déjà 14h30 lorsque nous sommes passés à table !
Les préparateurs de ce buffet avaient fait des prouesses tant dans la présentation que dans la saveur des mets. Vous vous doutez bien que les discussions allèrent bon train, sur les souvenirs, les perspectives, le plaisir de se retrouver, de se reconnaitre, d’aller ensemble sur les sentes d’utopie.
Nos festivités se sont achevées sur les chansons de la révolution espagnole, celles aussi des antimilitaristes, que nos pères et mères étaient souvent, eux qui ont combattu les armes à la main dix années durant, traversant deux guerres et continuant seuls la résistance contre le franquisme, accepté par les puissances « alliées ». Bien-sûr notre chef d’orchestre était l’ami Serge qui a eu bien du mérite à diriger et à écouter tant de couacs mutins, mais il a tenu le choc et grâce à sa voix et à son rythme il nous a amenés sur les rives du passé pour dériver au fil du courant jusqu’aux rives de demain.

Tout cela nous a conduit à l’heure de ranger et de se séparer mais nous comptons bien renouveler ces jours de partage avec un grand plaisir, vous retrouver toujours plus nombreux. Nous remercions ceux qui en étaient et ceux qui n’ont pu venir mais étaient présents par la pensée.

À très bientôt, retrouvez-nous sur notre site pour y prendre connaissance des actions futures, et suivre notre travail de documentation.
L’association 24 août 1944