Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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Mauthausen est une localité autrichienne située à 170 km de Vienne. Elle abrite pendant la Seconde Guerre mondiale un camp de concentration de catégorie III (pas de survivants). Ouvert en 1938, il reçoit à partir de décembre 1941, des détenus classés « NN » Nacht und Nebel, qui peuvent disparaitre sans laisser de traces, Mauthausen c’est l’élimination par l’épuisement au travail, il est composé d’environ 70 kommandos. À la libération du camp, grâce aux listes recopiées à la main par les déportés espagnols, on a pu relever près de 200 000 Livre-Mémorial, FMD, éditions Tirésias, 2004 déportés mais comme les immatriculations des morts étaient redonnées au fur et à mesure que les titulaires décédaient, le registre des décès ne totalise entre toutes les nationalités que 122 767 numéros et environ 60 000 à 70 000 déportés tués à leur arrivée (gazés souvent à Hartheim) échappent à toutes statistiques.

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Le camp de Mauthausen, en Autriche, est un de ces lieux où l’horreur nazie s ‘est donnée libre cours. Il s’impose au sein de l’archipel concentrationnaire, comme l’archétype du camp d’ »exténuation » où les nouveaux esclaves sont promis à la mort après avoir été usés par le travail. Lorsque la situation de guerre s’aggrave dans le IIIe Reich, il se transforme en complexe industriel enterré, fabriquant des avions, Messerschmitt et des armements. À ses portes la société autrichienne continue de vaquer à ses occupations comme si de rien n’était…
David W. Pike propose une radiographie de l’univers atroce de Mauthausen, avec ses prisonniers de diverses nationalités, dont des Espagnols, des Russe, des Français ; avec ses gardiens SS, son escalier aux cent quatre-vingt-six marches, son musée de restes humains, la mort quotidienne… La précision du récit, l’acuité du regard, l’émotion l’acuité du regard, l’émotion contenue donnent sa force brute à cet essai de biographie de l’extrême violence nazie.
4 e de couverture.

David Wingeate Pike, né en Angleterre, émigré aux États-Unis, professeur d’histoire contemporaine, professeur émérite à l’université américaine de Paris et directeur ; de recherche à l’Américan Graduate School pour les relations internationales et la diplomatie. Il est un grand spécialiste de l’histoire de la guerre d’Espagne et des républicains espagnols en exil. Parmi les nombreux ouvrages qui lui ont valu une réputation internationale : Les français et la Guerre d’Espagne (1975), In the service of Stalin, Jours de gloire,/jours de honte (1984), The spanish Communists in exils 1939-1945 (1993), Spaniards in the holocaust, the Horror on the Danube (2000). Il publie également de nombreux articles notamment dans la revue Histoire moderne et contemporaine et la revue d’Histoire de la deuxième Guerre mondiale.