Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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Une classe de Mantes-La Jolie se déplace avec leurs professeurs pour faire la connaissance d’un passé de Résistance aux accents étrangers.

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20 juin 2016, un parcours de mémoire avec une classe de prépa-économique du Lycée Saint Exupéry de Mantes-La-Jolie.

Malgré une petite pluie fine et persistante, le soleil était dans les cœurs, le sourire sur les lèvres, et les jeunes étudiants très attentifs à une histoire peu racontée mais époustouflante sur le parcours d’un peuple épris de liberté et de justice.

Nous étions une petite trentaine à se suivre sur les trottoirs du 13e arrondissement, de médaillon en médaillon, nous avons expliqué à ces jeunes qui étaient ces hommes qui, à 20 h 45, le 24 août 1944, pénétrèrent dans Paris par la porte d’Italie, pour atteindre, à 21 h 20, l’Hôtel de Ville.
Ils étaient à bord de véhicules blindés américains des Half-tracks aux noms espagnols : Madrid, Guadalajara, Brunete, Guernica, Teruel et même Don Quichotte.
Ils avaient pour nom : Amado Granell, qui rêvait de la restauration de la République en Espagne ; de l’adjudant-chef Campos, le chef de la 3e section, anarchiste évadé d’Espagne, chef de commando dans les corps francs d’Afrique ; du sergent-chef Garces, aragonais de Saragosse, matador sous le nom de Larita II, ancien de la Légion, d’Enguinados, né au Mexique d’une mère indienne et d’un père espagnol, engagé à 15 ans dans les rangs républicains ; de Juan Reiter, Allemand d’origine, ancien de la Légion, ancien chef de bataillon de l’armée républicaine espagnole, évadé d’Espagne ; de Cariño Lopez, marin-pêcheur galicien qui, après la débâcle des républicains, rejoignit Oran sur une petite chaloupe ... Ils étaient 146 dans le Nueve.

Ces Espagnols avaient repris les armes pour la Liberté.

Pareil à eux, personne ne doit oublier les actions glorieuses d’autres Espagnols : guérilleros du Sud-Ouest, passeurs des Pyrénées, combattants de la MOI, maquisards des Glières et du Vercors, légionnaires des régiments de volontaires étrangers, ou morts à Mauthausen parce qu’antifascistes espagnols.

Leur capitaine français s’appelait Raymond Dronne. Il dira d’eux : « Ces soldats, n’avaient pas l’esprit militaire. Quelques-uns étaient même antimilitaristes. Mais ils étaient de magnifiques soldats, guerriers courageux et expérimentés. Ils avaient spontanément et volontairement épousé notre cause, concluait-il, c’est parce qu’elle était la cause de la liberté. »

Voici donc ce que portaient en eux, ces hommes découverts tout au long d’une journée d’émotion, de partage et de débat.

Notre plus grand plaisir fut l’attention, la curiosité et les questionnements de ces jeunes étudiants, bâtisseurs de notre société de demain. Ils repartaient avec des récits qu’ils ne soupçonnaient pas.
Et nous gardons l’espoir que sur leur chemin, l’idéal partagé par les hommes de la Nueve viendra les éclairer quand ils en auront besoin.

Nous vous livrons par le lien ci-dessous le compte rendu de cette journée publié sur le site de leur lycée.

http://www.prepamantes.fr/2016/07/25/memoire-partagee-et-parole-combattante/