Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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Neus Catala, résistante, déportée à Ravensbrück et écrivaine.
Domingo Tejero Perez, dit le Chauffeur, résistant mort des suites de ses blessures le 10 octobre 1942

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Neus Catala i Pallejà est née en 1915 à Les Guiamets, en Catalogne, elle est décédée à 104 ans le 13 avril 2019 dans son village où elle était revenue finir son existence bien remplie.

Elle est de famille paysanne, elle part suivre des études d’infirmière en pleine guerre civile. Engagée dans les jeunesses communistes catalanes, JSUC (Joventuts Socialistes Unificat de Catalunya) d’obédience communisteelle milite avec ferveur contre le fascisme.

En janvier 1939, elle passe en France comme beaucoup d’autres Espagnols.

En 1941, elle s’engage dans la résistance, elle se souvient d’une date marquante : le jour de son mariage, 29 décembre 1942, avec son compagnon, ils cachent les deux premiers combattants du futur et célèbre maquis de Tournac (Dordogne).

Cependant, elle avait déjà été dénoncée deux fois, à la kommandantur de Périgueux par des "collabos" français. Elle poursuit son action de résistance comme agent de propagande et de liaison jusqu’à son arrestation.
Leur maison de Carsac (Dordogne),(avec son premier mari Albert Roger, anarchiste, mort en déportation) servait de point de réunion et de ralliement aux maquisards aux déserteurs du STO.
Le 11 novembre 1943, sa maison est cernée alors qu’elle et l’ensemble des maquisards de Tournac, s’apprêtaient à partir pour Villeneuve-sur-Lot. Arrêtée après de durs combats et torturée lors des interrogatoires, elle est déportée à Ravensbrück, en janvier 1944 dans le convoi dit "des 27000". Elle s’y trouve avec Geneviève de Gaulle qu’elle avait connue au camp de Royallieu à Compiègne. Cette dernière acceptera d’écrire la préface de son ouvrage : " Ces femmes Espagnoles de la résistance à la déportation " où elle parle de son parcours mais aussi et surtout du parcours de beaucoup de ses compagnes espagnoles, résistantes de toutes obédiences politiques qui seraient tombées dans l’oubli sans cet ouvrage pionnier et majeur, paru aux éditions Tirésias en 1984.

Neus Catala était avant tout une combattante de la Liberté. elle disait en parlant d’elle :"*"Ce que j’ai vécu, ce que j’ai souffert, je l’ai cherché".

son livre est en vente aux librairies suivantes BDNET Nation au 36 BD DE CHARONNE - 75020 PARIS (librairie proche du lieu de l’inauguration)

LA MANŒUVRE au 58 RUE DE LA ROQUETTE - 75011 PARIS (librairie proche de la mairie du 11e)
ou sur demande aux éditions Tirésias : 21 rue Letort Hall A, 75018 Paris

TEJERO PEREZ Domingo, dit Le chauffeur

Né le 18 août 1915 à Oviedo (Espagne) ou 18 août 1913 au Brésil selon les sources, mort le 10 octobre 1942 des suites de ses blessures à l’hôpital Saint-Louis à Paris Xe en cours d’interrogatoire ; mécanicien ; résistant FTP-MOI.

Le 9 octobre 1942, deux inspecteurs de la BS2 surveillaient la place du Danube, XIXe arr. Ils remarquèrent un homme à l’allure suspecte de type espagnol et l’interpellèrent. Il présenta son récépissé de carte d’identité au nom de Domingo Tejero, il fut emmené par les deux policiers vers le poste de police place Armand-Carrel. En chemin, les policiers voulurent lui passer les menottes. Celui-ci les bouscula sans ménagement et s’enfuit par la rue Manin, en direction de la rue de Crimée. Les deux policiers tirèrent et le touchèrent quatre fois, deux projectiles dans le fessier, un dans le dos et un dans la mâchoire. Fouillé, porteur de papiers mais d’aucune arme, il fut emmené à l’hôpital Saint-Louis, Xe arr.
Ce 10 octobre 1942, le commissaire Paul Tissot, principal adjoint de René Hénoque, commissaire divisionnaire à la tête de la BS2 et son secrétaire vinrent interroger Domingo Tejero Perez sur son lit d’hôpital, il mourut de ses blessures pendant son interrogatoire.(extrait du Maitron de la Résistance, article de Daniel Grason)