Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 

Par Fermín Pujol

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« À ce moment-là, on était cantonnés au Sénégal. Après l’échec de De Gaulle à Dakar, on a organisé la fuite et on est partis avec tout notre équipement, y compris les armes, à la recherche des troupes franco-britanniques qui luttaient contre l’Axe dans les colonies françaises d’ Afrique équatoriale.
« Après notre fuite, on a été pourchassés en tant que déserteurs et il a fallu se cacher, marchant la nuit et dormant le jour. On a mis presque un mois à couvrir, à pied, les 4 000 kilomètres qui nous séparaient des unités gaullistes se trouvant à Brazzaville. Là-bas, on s’est enrôlés dans une unité de la Légion étrangère ralliée à de Gaulle. Avec ces troupes, on a combattu au Soudan, en Syrie, au Liban et, surtout, à la bataille de Bir Hakeim, en Libye, où la 3e brigade mixte de la Légion étrangère, dans laquelle se trouvaient beaucoup d’Espagnols, s’est illustrée en protégeant la retraite de la VIIIe armée britannique."
« Les troupes de la France libre, où on était, ont pu arriver jusqu’au Maroc et en Algérie peu après le débarquement allié en Afrique du Nord, après avoir parcouru 4 000 kilomètres de désert en luttant contre les troupes italiennes et les difficultés du terrain. »