Faire connaître et cultiver la mémoire historique de la Libération de Paris en 1944, commencée le 19 juillet 1936 en Espagne, continuée sur différents fronts en Europe et en Afrique ou dans les maquis en France et qui se prolongea dans le combat contre le franquisme.


 
 
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Les forces combattantes de la république espagnole sont isolées et à l’agonie. La politique soviétique de Staline, toute en règlements de compte, enlèvements et disparitions des opposants au sein même des forces engagées dans le front républicain, et prise de pouvoir par les hommes à sa solde, omniprésente à tous les échelons du gouvernement espagnol annihile toutes les volontés. Pourtant elles continuent de se défendre vaillamment contre un ennemi puissant, surarmé et aidé par l’Allemagne nazie, l’Italie de Mussolini et le Portugal de Salazar.

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1938, Teruel dernier grand affrontement sanglant.

Georges Bernanos publie son ouvrage Les Grands Cimetières sous la lune, qui est une critique sans fard de la violente répression franquiste.

19 janvier 1938 : Aragon, Teruel. Les 11e et 15e Brigades internationales entrent dans la bataille de Teruel.

28 janvier 1938 : Barcelone. Bombardements : 150 morts.

1er Février 1938 : Monastère de las Huelgas (Burgos). Les onze ministres du « gouvernement espagnol » nationaliste nommés par Franco prêtent serment devant lui : « Devant Dieu et devant ses saints évangélistes, je jure d’accomplir mon devoir comme ministre de l’Espagne avec la plus infaillible fidélité envers le chef de l’État, généralissime de nos glorieuses armées, et envers les principes qui constituent le régime au service de la destinée du pays. »
En pleine déroute, la Galicie obtient son statut d’autonomie.

Janvier – février : Contre-offensive nationaliste. Mesures répressives du côté républicain vis-à-vis de ceux qui refusent de monter au front (84ème brigade mixte). Côté nationaliste, intervention intensive de l’artillerie italienne et de l’aviation allemande appuyée par la légion Condor.

7 février 1938 : Teruel. Dernière grande charge de cavalerie de l’histoire, le général nationaliste Jose Monasterio balaye tout sur son passage.

23 février 1938 : Teruel. Suprématie de l’armée nationaliste largement secondée par l’artillerie italienne et l’aviation allemande. Écrasante victoire nationaliste.

13 mars 1938 : Autriche. Anschluss : une loi allemande rattache le pays au Reich.

15 mars 1938 : Paris. Léon Blum veut menacer Franco d’une intervention mais Daladier, Gamelin et Léger l’en dissuadent.

16 mars 1938 : L’aviation italienne bombarde Barcelone durant 24 heures : dix-sept raids qui font environ mille trois cents morts et deux mille blessés. Protestations internationales contre le massacre de civils.

18 mars 1938 : Barcelone : accord entre la CNT et l’UGT en vue de collaborer à la production et d’harmoniser les systèmes collectivisés et nationalisés.

30 mars 1938  : Negrín remanie son gouvernement, cette fois Indalecio Prieto est destitué, beaucoup de communistes aux postes clé.

3 Avril 1938 : Catalogne. Les nationalistes s’emparent de Gandesa et de Lérida et atteignent la Méditerranée.

8 avril 1938  : Catalogne. Les nationalistes prennent Balaguer, Tremp et Camarasa.

10 avril 1938  : Léon Blum démissionne. Il est remplacé par le radical Édouard Daladier qui forme un nouveau gouvernement. Fin du front populaire français.

15 avril 1938 : Vinaroz, côte méditerranéenne (Levant), tombe aux mains des nationalistes. Franco stoppe son avance et au lieu de marcher sur Barcelone se dirige vers la Méditerranée.L’Espagne républicaine est coupée en deux.

16 avril 1938 : Signature du pacte anglo-italien de la Méditerranée. Maintien du statu quo en Méditerranée.

18 avril 1938 : Tortosa après une âpre résistance tombe aux mains des fascistes Italiens .

Printemps 1938 : 25 000 Espagnols passent la frontière française.

1er Mai 1938 : Proposition en 13 points pour un plan de paix honorable soumis par Negrín aux nationalistes. :
1. Assurer l’indépendance absolue et la totale intégrité de l’Espagne
2. Départ des troupes étrangères
3. République démocratique avec un gouvernement jouissant de toute l’autorité
4. Référendum pour déterminer la structure juridique et sociale de la République espagnole
5. Libertés régionales sans nuire à l’unité espagnole.
6. Liberté de conscience et de culte garantie par l’état
7. Garantie de la propriété légitime et protection des moyens de production
8. Démocratie paysanne et abrogation de la propriété semi-féodale
9. Législation sociale qui garantit les droits du travailleur
10. Amélioration culturelle, physique et morale de la race
11. Armée au service de la nation, sans l’influence des partis
12. La guerre n’est plus considérée comme instrument de la politique nationale
13. Amnistie large pour les Espagnols qui veulent reconstruire et fortifier l’Espagne

Le même jour à Budapest, le cardinal primat espagnol Gomà déclare : “ (...) Il n’y a pas de pacification possible autre que celle des armes ”
En France, depuis le retour d’Édouard Daladier, en avril, à la présidence du Conseil : nouveau décret sur la police des étrangers. La France ne veut plus sur son territoire d’étrangers indignes de vivre sur son sol, clandestins ou irréguliers. Ceux qui ne peuvent repartir à l’étranger se voient assignés à résidence.

Staline souhaite se désengager du conflit espagnol, il retire l’aviation soviétique.

6 juin 1938 : Franco déclare : “ Quiconque souhaite la médiation sert les “ Rouges ” ou les ennemis occultes de l’Espagne (...) la guerre est le couronnement d’un processus historique de lutte de la mère Patrie contre l’anti-patrie... ”

14 juin 1938 : Levant, Castellón. Les nationalistes possèdent leur premier port sur la Méditerranée.

5 juillet 1938 : Offensive nationaliste contre Valence, brisée sur les lignes républicaines le 23.

24-25 juillet 1938 : Offensive républicaine sur l’Èbre. Les forces nationalistes sont massées sur l’autre rive, plus de 80 000 combattants républicains passent le fleuve 90 barques qui font la navette, 3 ponts de bateaux et divers engins flottants avec 22 chars T-26, 4 compagnies de voitures blindées, 300 canons et 300 avions, des têtes de pont ont pu être établies. Les Brigades internationales y sont engagées ; pour compenser leurs pertes, elles comptent de plus en plus d’Espagnols, excepté la 14e qui reste anglo-américaine.

6 août 1938 : Contre-attaque nationaliste, appuyée par l’aviation, qui bombarde les ponts, les hommes et les embarcations. Puis le front se stabilise jusqu’en novembre.

21 septembre 1938 : Negrín propose unilatéralement à la SDN le retrait des Brigades internationales du territoire espagnol. « Le gouvernement espagnol, dans son désir de contribuer (...) à l’apaisement et à la détente (...), vient de décider le retrait immédiat de tous les combattants non espagnols (...) » [1]. Cette proposition intervient alors que, depuis le 14 juillet 1937, des pourparlers sont en cours pour un retrait progressif de part et d’autre et qu’à l’automne 1937, le gouvernement italien donnait son accord pour le retrait de ses troupes.

22 septembre 1938 : La bataille de l’Èbre est la dernière action des Brigades internationales qui subissent de lourdes pertes.

29 au 30 septembre 1938 : Accords de Munich. Daladier, Chamberlain, Hitler et Mussolini ratifient l’abandon par la Tchécoslovaquie du territoire des Sudètes, sans destruction des fortifications, qui seront occupées par les Allemands, entre le 1er et le 10 octobre 1938. Ces accords enterrent les espoirs de la République espagnole de voir entrer en guerre à ses côtés les puissances européennes bafouées par Hitler.

1er Octobre 1938 : La SDN décide du retrait des brigades internationales du territoire espagnol.

28 octobre 1938 (et non le 15 novembre) : Avant de quitter l’Espagne, les Brigades internationales défilent, à Barcelone, dans une revue d’adieu en présence du gouvernement espagnol et de « représentants des partis politiques ».

1er novembre 1938 : Procès des dirigeants du POUM (emprisonnés depuis juin 1937), chef d’inculpation : “ avoir participé à des émeutes armées ”. Plus questions de haute trahison et d’espionnage fasciste. Andrès NIN a été assassiné depuis longtemps.
Discours d’adieu de la Pasionaria aux brigades Internationales. [2]

12 novembre 1938 : En France, un autre décret stipule que les étrangers ne pouvant être expulsés dans aucun autre pays seront dirigés vers des centres spéciaux et seront surveillés en permanence comme individus indésirables et potentiellement dangereux.

16 novembre 1938 : Suite à la contre-attaque nationaliste qui a débuté le 3 novembre, destruction quasi totale de l’armée républicaine de Catalogne. Les nationalistes remportent la bataille de l’Èbre. Cette défaite annonce la défaite générale, avec la destruction de l’armée républicaine en Catalogne. Le reste des troupes républicaines et les populations civiles vont se replier vers la frontière française.

Décembre 1938 : À Madrid comme à Barcelone, c’est la disette. La population meurt de faim. 500.000 personnes reçoivent 60g de riz, haricots ou lentilles, par jour et irrégulièrement de la morue salée. Les rations des soldats sont réduites aussi. À Barcelone, le blocus maritime et le manque de main d’œuvre agricole en sont les causes. Il y a une recrudescence de la mortalité infantile.

23 décembre 1938 : Offensive nationaliste en Catalogne : 330.000 nationalistes contre 220.000 républicains, 600 canons contre 250, 160 chars contre 40, 500 avions contre 80... C’est l’armée républicaine de l’Est (11e et 12e corps) qui va défendre les positions, ne réussissant qu’à ralentir l’avancée du corps expéditionnaire italien et des Navarrais. C’est la fin du camp républicain

1939, Tragédie et abandon du camp républicain

3 janvier 1939 : les blindés italiens sont à 150 Km de Barcelone.

14 janvier 1939 : Tarragone : prise de la ville par les troupes marocaines du général Yagüe.

15 au 26 janvier 1939 : Daladier autorise à nouveau le transit par la France de l’armement soviétique.

23 janvier 1939 : Le front du Llobregat (Catalogne) est rompu. Le président Negrín et son gouvernement, les ambassades et les services ministériels quittent Barcelone.

26 Janvier 1939 : Les nationalistes entrent dans Barcelone.

26 au 31 janvier 1939 : Il y a 10 000 exécutions ; 25 000 autres vont avoir lieu dans les jours suivants. La langue catalane est interdite, la sardane, danse catalane, est interdite, le statut d’autonomie est abrogé. Au cimetière de Montjuic, les noms de Durruti, Ascaso et Ferrer sont effacés des pierres tombales. Le plus grand exil des temps modernes commence .

27 janvier 1939 : À minuit, la frontière française s’ouvre aux réfugiés civils espagnols (femmes, enfants, blessés).
À Washington, le président Roosevelt déclare : « L’embargo sur les armes à destination de la République espagnole a été une grave erreur, jamais nous ne referions une telle chose ! »
10 000 blessés, 170 000 femmes et enfants et 60 000 hommes (civils) passent la frontière.

1er Février 1939 : Au château de Figueras, Negrín et soixante-deux députés se mettent d’accord sur trois propositions de paix à soumettre à Franco (au lieu des treize points soumis le 1er mai 1938) : aucune poursuite contre les vaincus, garantie de l’indépendance espagnole et garantie du droit du peuple à choisir son gouvernement. Negrín contacte des diplomates anglais pour informer les gouvernements d’Europe et prendre en charge la transaction avec Franco.

5 au 10 février 1939 : Ouverture de la frontière française pour les soldats. 220 000 combattants républicains et près de 300 000 civils de tous âges et sexes passent la frontière française.
Le territoire de la république espagnole se réduit à Madrid, Valence, Guadalajara, Albacete, Jaén, Cuenca, Almería, Cuidad Real, Alicante, Murcia, Cartagena et l’île de Minorque.

9 février 1939 : Franco promulgue la loi de Responsabilités politiques (ley de Responsabilidades políticas) qui sanctionne avec un effet rétroactif à octobre 1934, toutes les personnes coupables “ d’activités subversives ” d’octobre 1934 à juillet 1936 et celles qui, depuis, ont fait “ opposition au gouvernement nationaliste, en fait ou passivement ”. [3]
Les nationalistes atteignent la frontière à Bourg-Madame et au Perthus (Pyrénées-Orientales).

12 février 1939  : Réunion du conseil des ministres à Madrid.

18 février 1939 : Suite à l’intervention de diplomates républicains par l’intermédiaire du gouvernement anglais, Franco rejette toute idée de paix sous condition et déclare demeurer seul juge de la conduite à adopter.

22 février 1939 : Après un exode exténuant, Antonio Machado meurt d’épuisement et de chagrin à l’hôtel Bougnol-Quintana de Collioure, quelques jours après son arrivée en France. Sa mère, Ana Ruiz, s’éteindra le 25 février 1939, dans le même lieu.

18 au 24 février 1939 : Voyage à Burgos du sénateur français Léon Bérard ‘ancien ministre) il y rencontre le général franquiste Jordana (diplomate anglophile, nommé ministre des Affaires étrangères en septembre 1942 en replacement de Serrano Suñer, beau-frère de Franco).

25 février 1939 : accords Bérard-Jordana. Dans un souci de bon voisinage avec l’Espagne franquiste, le gouvernement français s’engage à prendre les mesures nécessaires pour assurer la tranquillité et la sécurité de l’Espagne franquiste et à restituer tous les biens nationaux que le gouvernement républicain a mis à l’abri en France, humains compris.

27 février 1939 : Les gouvernements français et britannique reconnaissent Franco comme chef du gouvernement espagnol.

28 février 1939 : Le président Azaña démissionne.

2 mars 1939 : Philippe Pétain est nommé ambassadeur à Burgos.

3 mars 1939 : Première réunion de la commission permanente des Cortes en exil, à Paris.

5 mars 1939 : Aux Cortes, Julián Besteiro, membre du conseil de défense de Madrid, déclare la mise en congé du gouvernement républicain de Negrín. Le colonel Casado met en place un Conseil national de défense pour négocier la fin des hostilités avec Franco et éviter des morts inutiles.

7 au 12 mars 1939 : Madrid journées de “ mars ”. Une espèce de guerre civile dans la guerre civile : Casado propose de relever les membres du gouvernement, les accusant de vouloir sacrifier des hommes inutilement en les envoyant à un affrontement perdu d’avance par manque de soutien et d’armement. Les responsables gouvernementaux s’envolent vers la France. Les troupes communistes ripostent au soulèvement un peu partout autour de Madrid où elles ont l’avantage du nombre mais privées de commandement elles se trouvent vite désorientées et démotivées. Les nationalistes attaquent la capitale.

12 mars 1939. Casado tente de négocier avec Franco la vie sauve aux soldats de l’armée républicaine. Mais n’ayant conservé aucun moyen de pression tel l’occupation des mines de mercure d’Almadén (comme le lui avait conseillé Cipriano Mera, général anarchiste de l’armée du centre ) Franco refuse catégoriquement toute condition.

17 mars 1939 : Le ministre de l’intérieur français Albert Sarrault demande aux différents préfets des départements du Sud-Ouest d’organiser le plan d’évacuation des enfants orphelins et des femmes vers l’Espagne

27 mars 1939 : Franco adhère au pacte anti-Komintern mais proclamera sa stricte neutralité dès le début du conflit mondial.
L’armée du centre est démantelée, l’armée nationaliste pénètre dans Madrid à midi, sans un coup de feu ; le seul blessé sera Mauro Bajatierra, journaliste anarchiste qui se défendra seul face à des policiers venus l’arrêter.

27 au 31 mars 1939 : La ville d’Alicante est le théâtre de journées de panique et d’horreur. Une foule compacte de civils républicains est massée au port avec l’espoir d’y trouver un navire pour embarquer vers la France. Des militants de première importance et des responsables syndicaux, politiques et du gouvernement républicain, sont mêlés à la population. Des militants armés s’emparent des avions encore disponibles et font évacuer responsables politiques et députés.
La foule attend la flotte républicaine mais celle-ci est déjà partie depuis le 7 mars, avec peu de civils à bord. Quatre navires, venus de France, sont repartis, eux aussi trop tôt, avec à leur bord peu de réfugiés. Le Stanbrook est le dernier navire à quitter Alicante, avec près de 5 000 républicains à son bord.

28 mars 1939 : La 1e armée nationaliste pénètre dans Madrid à midi.

30 mars 1939 : le député socialiste Pascual Tomás part dans un avion de ligne français. Il promet d’intercéder auprès des autorités françaises pour accélérer la venue de l’aviation et de navires français. Il rencontre effectivement Pierre Cot (ancien ministre de l’Air) à Toulouse, et des pilotes s’offrent pour effectuer les transports nécessaires, mais il semblerait que le gouvernement français refusa alors d’effectuer ces transferts.
À l’entrée des troupes franquistes dans la ville d’Alicante se produit une série de suicides. La répression sera terrible. Exécutions sommaires, emprisonnement des prisonniers dans différents lieux dont le « campo de los almendros » avant de les interner dans le camp de concentration d’Albatera.

31 mars 1939 : Juan Negrín, chef du gouvernement, crée le Servicio de emigración de refugiados españoles (SERE) pour aider les réfugiés à émigrer en Amérique latine et pour trouver les moyens de survie pour le plus grand nombre.

1er avril 1939 : les milliers de réfugiés restant encore dans le port doivent se rendre et sont considérés comme prisonniers.
Déclaration officielle des nationalistes : « Parte oficial de guerra del cuartel general del generalísimo, correspondiente al día de hoy, primero de abril de 1939, tercer año triunfal. En el día de hoy, cautivo y desarmado el ejercito rojo, han alcanzado les tropas nacionales sus ultimos objetivos militares. ¡ La guerra ha terminado ! » Burgos, primero de abril de 1939, año de la victoria. El generalísimo Franco. Enregistrement France Culture : une guerre perdue et oubliée, cinquantième anniversaire de la guerre civile espagnole, émissions de Carlos Semprun Maura et de Philippe Ganier-Raymond. On y entend le discours de Franco du 1er avril 1939, par lui-même.
« Déclaration du Journal officiel de guerre du quartier général du Généralissime correspondant à ce jour, 1er avril, troisième année triomphale. Ce jour, l’armée des rouges est captive et désarmée et les troupes nationales ont atteint leurs derniers objectifs militaires. La guerre est terminée ! Burgos, 1er avril, année de la victoire. Le généralissime Franco. »

De 1939 à 1942, deux millions de Républicains espagnols passeront par les prisons et les camps nationalistes. Il y aura entre 150 et 250 exécutions par jour.

Notes

[1Les brigades internationales, p 371, Jacques Delperrie de Bayac, éditions Marabout

[2Cette date est donnée par le site http://www.guerracivil.org/BRIGADAS/pasio-cast.htm, presque uniquement et pourtant paraît plus logique que le 15 novembre qui est avancé par tous, puisque le défilé des Brigades Internationales a eu lieu le 28 octobre.

[3C’est tout un arsenal juridique que va éditer la dictature pour se protéger et lutter contre ses opposants de tous horizons : la Ley de Responsabilidades Politicas (février 1939) – la loi sur les responsabilités politiques, Ley de Represión de Masonería y el Comunismo (mars 1940) – la loi sur la répression de la franc-maçonnerie et du communisme, Ley de Seguridad del Estado (mars 1941) – la loi sur la sécurité de l’Etat, et la Ley de Orden Público (juin 1959) – la loi sur l’ordre public.